mardi 9 février 2010

Quand on pense à l'enfance ......

du moins quand j'y pense , je vois des rires , des jeux , de la pagaille , des jolies frimousses , de l'insousiance , de la joie de vivre , de la vie tout simplement ......
Depuis 2 semaines je suis dans un nouveau service , chaque jour , il y a des rires , des jeux , et tout ce que je viens de citer plus haut , et puis il y a toutes ces choses qui n'évoquent pas l'enfance : les petits crânes chauves , les chimios , les perfusions , l'agonie , la mort ......Des mots durs ; tumeur , cancer , leucémie , rechute , mauvais diagnotstic ....On voit des parents s'effondrer , des parents qui savent que bientôt ils enterreront leur petit , qui crient à l'injustice , qui s'impatientent même quand la mort se fait longue à venir , parce que c'est insupportable d'attendre . Parfois , si j'y pense trop je me dis ne jamais vouloir d'enfant pour ne jamais vivre ça , mais pourtant la vie reprend toujours le dessus , les jolies frimousses et leur joie de vivre me redonnent toujours espoir .
La semaine dernière c'était la première fois que je voyais un enfant mort ; il était beau , comme apaisé de ses souffrances . Lui qui ne pouvait plus parler depuis longtemps , qui n'ouvrait plus les yeux , qui gémissait lorsqu'il souffrait et qu'on soulageait avec la morphine , lui que j'avais massé quelques jours plut tôt , il est partit en silence , tout doucement , coupant la dernière minuscule fibre du fil qui le raccrochait à la vie .
Moi , nous , dans tout ça nous sommes juste impuissants . On aimerait , on rêve , d'avoir des pouvoirs magiques , ramener cet enfant à la vie , le rendre à ses parents , parce que c'est juste contre nature de vivre ça . Alors la seule chose qu'on peut faire pour cet enfant , c'est l'accompagner le mieux possible jusqu'à la fin , lui éviter la souffrance , les complications , lui apporter le plus de confort possible , pour que sa mort soit douce .....
À la fin d'un moment pareil , le corps est lourd , l'esprit est lourd , la nuit difficile . Parfois on ne veut pas y retourner le lendemain , et puis on se dit qu'on n'a pas le droit , qu'il faut savoir voir au delà de ça , qu'on ne peut pas rester sur cette peine , que d'autres enfants vivent , qu'une équipe nous attend , compte sur nous , et qu'il existe aussi les mots rémission , guérison , bon pronostic .

samedi 5 décembre 2009

Confessions d'une feignante

J'admire souvent ces filles parfaites , et souvent je rêve que je vais leur ressembler en me prenant en main . Très souvent dans ma tête je prends de bonnes résolutions , des résolutions qui me paraissent vraiment géniales et me permettraient d'être une fille vraiment bien . Déjà ado ou même pré-ado je prenais ces résolutions , mais elles sont je l'avoue restées au stade du simple songe . Je me dis que le matin je vais me lever au moins une heure avant , histoire de prendre un petit déjeuner sain et de me pomponner bien comme il faut , que je vais faire ma vaisselle tout de suite après avoir mangé , que je rangerais ce que j'aurais utilisé tout de suite afin d'avoir un appart complètement propre , que je serais une fille parfaitement organisée qui fera tout de suite les choses qu'elle doit faire , que je mangerais sain , que je ferais plein de choses pendant mon week end , que j'arrêtterais de fumer et qu'avec l'argent je m'achèterais de supers fringues ou partirais en voyage , que j'irais courir le soir en rentrant du boulot , que je bosserais mes cours à fond pour avoir les meilleures notes de ma promo ......Bref ça ressemble un peu aux prévisions de la nouvelle an tout ça , et j'avoue avec beaucoup d'amertume que rien de tout ça n'est réel ou alors je vais m'y tenir une semaine car je suis la reine des feignasses et du laisser aller .
La réalité c'est que le matin jme lève genre 10 minutes avant de devoir partir parce que j'ai éteinds mon réveil pendant une heure (il sonne toutes les 9 minutes ) en me disant "jme lève à la prochaine sonnerie " , je décide en 30 secondes ce que je vais mettre et jme maquille à l'arrache dans le métro : ça c'est quand je me lève parce que y'a aussi des matins où je décide que vraiment aujourd'hui ça va pas être possible et que jvais avoir besoin d'un arrêt maladie (non je ne suis pas responsable du trou de la sécu on n'est pas remboursé pour un jour d'arrêt )
Vous comprendrez qu'au niveau de l'alimentation ben j'ai déjà sauté le petit dej , jme demande pourquoi jm'obstine à acheter du lait , à midi c'est très souvent sandwich , et le soir j'ai souvent pas envie de cuisiner pour moi toute seule puis j'ai pas trop faim . Ah oui j'aime beaucoup le coca aussi , aliment pas vraiment sain et qui en plus m'excite comme une puce le soir .... En ce qui concerne l'arrêt du tabac , ben c'est rarement le bon moment , en plus on m'a dit que vu que c'est une année stressante pour moi je devrais mieux reporter mon sevrage , si en plus on trouve des excuses à ma place , héhé .....En ce qui concerne bosser mes cours j'ai souvent des choses très importantes à faire qui reportent mes révisions , celles-ci se passent la veille des exams , et dans ces moments je me jure que la prochaine fois je m'y prendrais à l'avance ....
Bref voilà qui je suis , une fille désorganisée , feignante (oui je l'avoue je n'aime pas travailler ) , et toujours à la bourre . J'ai beau me dire qu'à partir de demain je vais changer , ça n'arrive jamais , je crois que c'est ma nature , et je me désole de le dire ...... Je ne sais pas si il existe un remède à ça , si l'un d'entre vous à une ou des solutions . Je vous avoue que j'aimerais être riche afin de ne plus avoir à travailler et employer des gens à faire ce qui me gonfle . Et non contrairement à ce que certains disent je ne m'ennuiyerais pas , car il y a plein de choses amusantes et interressantes à faire autre que le boulot .

dimanche 11 octobre 2009

BILAN POSITIF

J'ai repensé ce week end à la situation dans laquelle j'étais il y a un an . J'y ai repensé sans angoisse et assez paisiblement . Je peux encore ressentir des sensations comme une odeur qui nous ramène à une époque . Je peux le dire maintenant même si je n'avais jamais posé le mot dessus : c'était la dépression . La ou les raisons je ne les sais pas vraiment . J'ai mis toute ma colère sur lui , j'étais blessée puis surtout je n'avais plus aucune certitude . Faut dire que j'étais tombé sur le roi de la manipulation , tous les jours je tombais sur un nouveau mensonge . Je me retrouvais complètement déboussolée : un jour je me félicitais de l'avoir quitté et l'autre je pleurais que je l'aimais encore ....... Je me suis retrouvée sans force , à ne plus rien faire de mes journées , à ne plus me nourrir ; un engrenage de mort . Puis un soir j'ai eut cette sonette d'alarme ; j'étais dans mon lit à péter un câble et une seule pensée ne quittait plus mon esprit "me jeter dans le vide maintenant pour ne plus souffrir " . À partir de ce moment je me suis fais peur j'ai appelé à l'aide , puis je me suis laissé bercer , je pense même que je serais retourné dans le ventre de ma mère si j'avais pu . Je n'étais plus la même , mes envies n'étaient plus là , j'étais absente , et mon regard avait changé parait-il . Ce que je ressentais je n'arrivais pas à l'expliquer aux miens , j'avais vecu quelque chose de fort sans eux , et ma descente je la faisais seule . La seule chose qu'ils pouvaient faire était être là , et ils l'ont été .
Ensuite il y'a eut ce concours : l'écrit . Je me suis pointée là bas , on devait être plus de 1000 , je me suis juste demandé ce que je foutais là , n'ayant absolument rien foutu ou révisé . Je tombe sur des tests psychotechniques de fous , je coche les cases en suivant mon instinct , je ne suis absolument sure de rien . Je rentre chez moi tout le monde m'appelle "alors comment ça c'est passé ? " "oh ben on était 1000 , ils en prennent 100 , j'ai tout foiré on verra l'an prochain " . Je ne suis même pas allé voir les résultats .
En févrirer mes assedics touchent à leur fin , je vais devoir retourner bosser . Je n'ai pas envie mais bon c'est ça où être à la rue . Je retourne garder des gosses chez des particuliers , chose que je ne voulais pas, car je tombe toujours sur des cons . Cette fois encore ça n'a pas manqué , l'autre conne de maman me signale que le matin je commence à 8h30 et pas 8h31 , vous pouvez constater toute la subtilité .....L'appart où je bosse est dégueulasse , j'ai l'impression d'être dans une porcherie , jme tape leur vaisselle tous les jours qui débordent de l'évier : bref ça me déprime tellement que je dors mal et arrive tous les jours 15 minutes à la bourre ^^ .
Au bout d'un mois ma mère m'appelle "jsuis allé devant l'école , t'as réussis ton écrit " . Je n'y crois tout simplement pas , je suis juste sur un petit nuage , une lueur d'espoir m'envahit : serait-ce possible qu'en septembre ma vie évolue un peu ? Nous sommes encore 400 , va falloir que j'éllimine les autres .
L'oral arrive , mon père arrive 2 jours avant . On regarde ce que j'ai préparé , ce que je vais dire "non ça c'est à chier tu le dis pas " , il rature mes feuilles de partout , je m'énnerve que c'est quand même mon concours que je dis bien ce que je veux , puis jme souviens qu'il a le cafdes et je ferme ma gueule . On s'entraîne , on prend des sujets au hasard , je beagaie et me dis que c'est pas gagné .
Le jour J arrive , mon sujet une citation du genre "pour vivre heureux et en harmonie avec ses parents , les rythmes de bébé doivent être respectés " . Non seulement le sujet me parle mais en plus c'est un combat permanent entre moi et les parents qui ne comprenaient jamais ça . Bref j'arrive je présente mon sujet et c'est juste que du bonheur . Le jury regarde mon cv "mais ça fait 9 ans que vous travaillez avec les enfants c'est une sacrée expèrience " ...9 ans tant que ça , moi même je suis choquée , je n'avais jamais fais le decompte jusque là .
Je retourne à mon boulot de merde , en rêvant que dans quelques mois je ne serais plus là . Le jour des résultats arrive , je suis au taf . Il est hors de question que j'attende toute la journée : j'appelle ma copine pour qu'elle regarde sur le net mais elle comprend rien au site elle ne trouve pas . J'improvise une ballade matinale avec mes 2 bébés . Je traverse tout le 2ème arrondissement avec ma poussette double et je fonce à la fnac : Je suis 2ème sur la liste , je pousse un cri de joie .
Bref je passe tous les détails chiants et administratifs qui s'en suivent , les prises de tête avec mes patrons qui pensaient plus à leur ptits détails d'organistation qu'à mon avenir (en même temps de la part de gens qui bossent dans les ressources humaines on s'y attendait un peu ) , bref bref tout est cool et je me casse en syrie . Un voyage magnifique , un retour aux racines , un mariage arménien à vous faire pleurer tellement c'était beau . L'envie de vivre est là , les projets se bousculent dans ma tête et les rêves aussi .
aujourd'hui c'est mon premier stage en maternité , je porte une blouse blanche et on me regarde comme le méssie . Il y a un an , je trouvais que ça sentait la mort autour de moi , aujourd'hui je vois dés bébés naître , je calme les mains des papas qui tremblent de donner un bain à leur bébé , j'appaise les angoisses des mamans en les connectant avec leur poupon qui refusent de têter ....... En un an il s'en passe des choses , je pourrais même vous réciter un poème qui s'appelle "perception" .

lundi 20 juillet 2009

Grillé , grillé !!!

Le fumier jl'ai cramé ....

lundi 13 juillet 2009

Message à L because Hayem


Si je viens de la sublime porte
Ne te comporte pas comme un turc .
Parce que trop des miens ont trépassés
En leur mémoire , ne change pas l'histoire .
Parce que ton ode à Sodome me touche
En passant par Ararat
La petite peste sait être adorable .
Cassons les silences , cassons les mensonges
J'ouvrirai la porte aux repentis .

lundi 6 juillet 2009

El pueblo unido jamas sera vencido !

Quand ils sont venus
chercher les communistes,
je n’ai rien dit :
je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus
chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit :
je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus
chercher les juifs,
je n’ai rien dit :
je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus
chercher les catholiques,
je n’ai rien dit :
je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
et il ne restait plus personne
pour protester.

"Martin Niemöller"

vendredi 26 juin 2009